Etats généraux de l’environnement : le personnel du ministère de l’environnement en conclave de 48h à Ouagadougou

La cérémonie d’ouverture des états généraux du ministère de l’environnement de l’économie verte et du changement climatique a eu lieu ce jeudi 11 juillet 2019 au Conseil Burkinabè des Chargeurs(CBC) à Ouagadougou. Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’environnement M. Nestor Batio Bassière.

Durant 48 heures, le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique tiendra sa session des états généraux à Ouagadougou. Ce cadre de discussion prend en compte toutes les catégories d’agents du département tant au niveau central que déconcentré. Ce jeudi 11 juillet 2019 s’est tenue la cérémonie d’ouverture de cette session de discussion en présence des partenaires au développement du ministère, de leurs partenaires sociaux, des organisations de la société civile, des ONG, etc.

A cette rencontre, le ministre de l’environnement M. Nestor Batio Bassière a salué le sacrifice, le courage, la détermination et les efforts constamment développés par le personnel forestier déployé sur le terrain dans un contexte marqué par les assassinats sauvages et injustifiés des agents forestiers, les incendies des postes, etc.

Malgré ces efforts développés, force est de constater que la situation de l’environnement burkinabè reste préoccupante. Ainsi l’Indicateur de performance environnemental (IPE) a classé le Burkina au 144ème rang mondial sur 167 pays, avec un indice de 43,71 en 2016 et au 159ème  rang sur 186 pays en 2018 avec un indice de 42,83. « Ce tableau dépeint la fragilité de la gouvernance environnementale en cours dans notre pays, les capacités limitées d’investissement dans les infrastructures environnementales, la dégradation accentuée (…) et le manque de culture de gestion systématique de l’environnement. », a indiqué le ministre.

Pour lui, cette rencontre est l’occasion donnée à l’ensemble du personnel du ministère de réfléchir pour relancer le département non seulement à atteindre ses objectifs, de faire face aux questions sécuritaires et bien sûr d’assurer le rôle régalien de protection des ressources naturelles. « si nous nous sommes réunis ici ce matin c’est pour apporter un plus à ce qui est déjà, identifier nos insuffisances pour nous permettre non seulement d’atteindre l’engagement du Président du Faso à savoir inverser la tendance de la dégradation et de la déforestation et amener les ressources naturelles à la participation aux conditions de vie de nos populations. C’est l’objectif fixé d’ici 2020», a-t-il ajouté.

Le ministre a été interpelé sur la lutte contre l’importation  et l’utilisation des sachets plastiques non bio dégradables  ainsi que sa position sur la situation de la forêt  de Kua. « La loi portant sur les sachets bio dégradables est en marche, en vigueur et nous continuons de travailler, d’encadrer l’ensemble des acteurs afin que chacun puisse prendre sa responsabilité » a rassuré le ministre. Concernant la forêt de Kua, il a affirmé que le gouvernement a une orientation claire et que le Conseil de ministre a instruit le ministère de l’environnement de mener tout ce qui est études afin de permettre au gouvernement de connaitre de quoi il s’agit, la possibilité ou non de déclasser la forêt de Kua. « Tant qu’on n’aura pas les résultats de l’évaluation de l’étude environnementale, on ne pourra pas se prononcer  là-dessus. Mais on peut vous dire que le gouvernement en toute responsabilité prendra la décision qui s’impose au temps voulu », a-t-il promis.

Assata SINARE

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