BURKINA FASO : En 5 ans la loi N 017-2014/ AN n’a toujours pas atteint ses objectifs

La prolifération des sachets plastiques persistent et continuent de menacer l’environnement au Burkina Faso. Et ceux, malgré l’entrée en vigueur de la loi « portant interdiction  de production, importation, commercialisation  et distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables » depuis le 1er janvier 2015. C’est dans cette logique que le Magazine Cité Elégance s’est interrogé sur les insuffisances quant à l’application effective de cette loi.

La loi portant interdiction  de production, importation, commercialisation  et distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables vise selon son article 2 à éliminer la propagation dans le milieu naturel, des déchets plastiques générés par l’utilisation non rationnelle des emballages et sachets non biodégradables, protéger davantage la santé et l’hygiène publiques, assainir le cadre de vie des populations et promouvoir l’utilisation des emballages et sachets plastiques biodégradables.

En 5 années de mise en œuvre de ladite loi, force est de reconnaitre que la situation est de plus en plus complexe. C’est à peine si le citoyen se préoccupe de cette loi. Pourtant dans son chapitre 3, la loi prévoit des sanctions. Est puni d’une peine d’emprisonnement de trois mois à cinq ans et d’une amende de 100.000 FCFA à 10.000.000 FCFA, où l’une de ses deux peines, quiconque produit, importe, commercialise ou distribue des emballages et sachets plastiques non biodégradables en violation des dispositions de la présente loi. Pour l’article 7, en cas de récidive, la peine est portée au double. Mieux quant à l’article 8 de la loi N 017-2014/AN, sans préjudice des sanctions pénales, les autorités compétentes en matière d’environnement et d’assainissement peuvent fixer des contraventions et imposer des amendes administratives.

Il faut noter que malgré les sanctions prévues en la matière, l’utilisation des sachets plastiques est tellement  entrée dans les habitudes qu’il parait presqu’imaginable de s’en passer. Incapable de faire la différence entre les sachets plastiques dégradables et biodégradables, particulier et commerçant ne soucient plus de la pollution de l’environnement. Ce qui les préoccupe c’est l’utilité des sachets plastiques.

Du reste, tous les acteurs doivent travailler de façon unanime pour la mise en œuvre effective de l’application de la loi. Il faut noter que le ministère de l’environnement  doit travailler davantage sur la communication pour que la population introduise dans ses mœurs  l’utilisation des emballages écologiques.

Minata SANFO (stagiaire)

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