Burkina/littérature: Sortie officielle des deux ouvrages du Dr Jacob Y. Yarabatioula sur les industries culturelles et créatives

La conférence-dédicace des œuvres intitulées: «Industries culturelles  et créatives au Burkina Faso. Trajectoires et enjeux  et Industries culturelles  et créatives au Burkina Faso. Analyse des filières » du Dr Jacob Y. Yarabatioula a eu lieu le vendredi 26 mars 2021 à Ouagadougou. La première d’un volume de 236 pages et d’un coût de 16 500, donne l’historique et les enjeux des industries culturelles. La seconde  d’un volume de 450 pages et d’un coût de 25 500 montre le fonctionnement d’une filière, son modèle économique et les défis à relever.

Le concept d’industries culturelles à moins d’un demi-siècle pour le reste du monde et pas plus de deux décennies pour le Burkina Faso. « Le concept des industries culturelles et créatives au Burkina Faso est nouveau. Il date des années 2000 en venant dans notre contexte », a précisé Dr Jacob Y. Yarabatioula

Le développement  des industries culturelles au Burkina Faso présente des enjeux et des défis majeurs à savoir sociopolitiques, économiques, artistiques et culturels. C’est dans cette optique que Dr Jacob Y. Yarabatioula a opté pour l’écriture et la publication d’ouvrages sur la question des industries culturelles et créatives dans le but de rappeler, dans une démarche sociohistorique, les trajectoires et les enjeux de ces industries culturelles et créatives d’une part et d’autre pour appréhender plus finement les filières dans la perspective de leur développement. En effet, ce qu’il est en train de proposer aux lecteurs c’est les trajectoires et les enjeux de développement des industries culturelles comme aussi facteur de création d’emploi et de richesse. « C’est aussi des enjeux politique stratégiques pour notre pays parce que l’économie du 21ème siècle et des siècles à venir à mon sens sera une économie basée fortement sur le numérique et les pays qui gagneront cette bataille du numérique ce sont les pays qui auront accompagné la production culturelle artistiques car les contenus viendront de cette qualité de production », a-t-il ajouté.

En bref, il montre dans ces deux ouvrages la nécessité de prendre les industries culturelles comme étant un objet de recherche mais aussi en faire une politique de développement.

Dans son allocution, il a fait savoir que le Burkina Faso n’a pas une très grande capacité financière en termes de production des œuvres mais que ses créateurs sont très forts et qu’ils ont quelque chose de spéciale. « Si on réfléchissait en disant voici comment nous appréhendons les industries culturelles, voici la voie que nous voulons emprunter pour les développer, sereinement avec : les moyens que nous avons, l’intelligence des acteurs, nous allons aller sans rougir et sans craindre que nous serons battus par les géants de ce monde et placer nos productions à la consommation locale avec la langue, avec bien d’autres dispositifs, on pourrait s’en sorti », a-t-il dit.

Pour lui, il suffit d’organiser le milieu avec des politiques bien précises, permettre aux burkinabè d’avoir accès aux livres, des écrits dans leur langue, des films qui traduisent leur réalité, etc.

En rappel, Jacob Yarassoula Yarabatioula est docteur en Science de l’information et de la communication de l’université Grenoble-Alpes(France). Il est actuellement enseignant-chercheur à l’Université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou. Il a à son actif plusieurs œuvres dont culture et développement local. Eléments d’appuis à la décentralisation culturelle au Burkina Faso (2011); Politique du livre au Burkina Faso. Les librairies par terre dans la chaine de l’édition(2011), etc.

Assata SINARE

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