Accessibilité à la Commune de Poura: « A cause du débordement de l’eau sur le pont Nimilaye, il y a une femme qui a accouché dans une pirogue sans avoir accès à la maternité », dixit l’adjoint au maire de Poura, Karim Nikiema

Depuis un certain temps, les populations de la commune de Poura et Fara ont du mal à joindre le reste du Burkina. En effet, suite au débordement de l’eau sur pont Nimilaye, principale route des communes, les habitants de cette zone vivent le calvaire. Les évacuations d’urgences et de marchandises se résument à la pirogue.  C’est dans cette logique le Magazine Cité Elégance a accordé une interview à l’adjoint du maire de la commune de Poura, Karim Nikiema pour comprendre la situation et faire l’état des lieux. Il appelle d’urgence les autorités du Burkina Faso à trouver une solution rapide et durable.

Cité Elégance (CE) : Veuillez-vous présenter  à nos différentes lecteurs

Karim NIKIEMA (KN) : Je suis Karim NIKIEMA, Adjoint au Maire de la Commune de Poura

CE : Quelles sont les conditions d’accessibilités à la commune de Poura et quelle est la situation actuelle  du pont de Nimilaye ?

KN: Il faut dire qu’actuellement l’eau est montée au déçu du pont  et le passage est un peu compliqué. Pour traverser aller de Ouagadougou ou Bobo à Poura, il faut nécessairement une pirogue. Toute chose qui pose d’énorme difficultés  pour la population surtout quand il s’agit des évacuations des malades. Il m’est parvenu que la dernière fois qu’une femme enceinte a accouché dans la pirogue quand on l’évacuait à Boromo, une situation déplorable. En plus les gens exploitent la bordure du fleuve à travers la création des champs de banane et cela rend l’évacuation très difficile.

CE : Quelle est la responsabilité de la municipalité dans cette situation ?

KN: Il faut dire que c’est un travail qui dépasse la compétence de la mairie et nous ne faisons que transmettre les images et les difficultés des populations auprès des plus hautes autorités.

CE : Etes- vous rentrez en contact avec le ministère des infrastructures pour poser la situation ?

KN : Nous avons reçu une équipe du ministère des infrastructures qui date de plus 4 semaines. Elle est passée pour voir l’état réel de la voie. Chaque fois nous prenons le niveau de l’eau que nous les transmettons souvent en images.

CE : Est-ce que vous êtes en collaboration avec les autres communes au sein de votre zone pour avoir des solutions communes ?

KN : En tous cas, avec la commune de Fara et Poura, nous menons la même lutte. Le message à l’endroit de plus hautes autorités est de trouver un autre grand pont rapidement pour soulager la population.

CE : Est-ce que vous avez pu joindre les cadres de votre zone pour avoir une solution un peu plus rapide avant celle des hautes autorités?

KN : Comme ce n’est pas la première fois que cela nous arrive, chaque fois on les interpelle et eux aussi transmette les difficultés à qui de droit mais cela reste toujours sans suite. Nous avons besoins urgemment de pont pour notre route.

CE : Quel est votre mot pour clore l’interview ?

KN : Je remercie le Magazine Cité Elégance pour l’intérêt accordé à notre commune

LA REDACTION

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