Conclusion du colloque national de Dori : «  Le recours à la culture  est l’arme la plus redoutable pour éradiquer la montée de l’extrémisme violent », dixit Abdoul. K. SANGO

La conférence inaugurale de diffusion des résultats du colloque national  sur l’extrémisme violent s’est tenue le jeudi 19 septembre 2019 à Ouagadougou. Cette conférence a été présidée par le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul. K. SANGO.

Le ministère de la culture en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) a organisé du 5 au 6 novembre 2018 un colloque national à Dori pour analyser la question du  phénomène de l’extrémisme violent. Il était question d’échanger sur les apports de la culture comme moyen pour prévenir et lutter  contre ce fléau afin de promouvoir la cohésion sociale. Au terme des travaux, une feuille de route a été  élaborée  avec des recommandations consignées dans un document.

Le document étale l’ensemble des  valeurs burkinabè de référence. Le contenu sera diffusé dans toutes les régions afin de permettre à la population de savoir sur quoi s’appuyer pour combattre le terrorisme.  Ces valeurs sont : la solidarité, la cohésion sociale, la tolérance, le pardon, etc. « Si nous nous appuyons sur nos valeurs culturelles de référence, nous parviendrons à endiguer le phénomène en faisant en sorte que les populations développent entre elles une résilience à même de s’opposer à ce phénomène », soutient le conseillé technique du ministre, Ousmane Djiguemdé.

Le ministre de la culture, Abdoul. K. SANGO est convaincu que l’arme la plus redoutable pour éradiquer la montée de l’extrémisme violent  et le phénomène du terrorisme est le recours à la culture.

Dans  sa communication, le Pr Albert Ouédraogo  s’est attardé sur certains moyens pouvant contribuer à la réduction de l’extrémisme violent. Ce sont : l’intégration de l’éducation militaire au sein de la population, l’interdiction de l’utilisation de certaines notion telles que l’allochtonie et l’autochtonie, etc. pouvant fragiliser la cohésion sociale.

Les différentes  communications développées ont été  saluées par l’assemblée. « Je sors avec la certitude que le Burkina a retrouvé le meilleur raccourci pour résoudre le tissu social. Les valeurs endogènes et culturelles ont toujours sauvé le vivre ensemble des millénaires avant », a fait savoir le secrétaire général du cadre 2 heures pour nous, Imhotep. L. BAYALA.

 

Plusieurs paramètres sont à la base de l’effritement de la tolérance et de la cohésion sociale. Il s’agit  de : l’insuffisance de l’éducation de la jeunesse et l’absence de spiritualité fondée sur les valeurs humaines. Il  est donc  important que le ministère de l’éducation nationale  forme et instruit les enfants autour de ces valeurs. « Nous devons nous retourner vers notre identité culturelle afin d’avoir des ressors solides pour affronter les défis d’aujourd’hui et ceux de demain », conseille le ministre.

 Assata SINARE

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