Covid-19 au Burkina : l’économie burkinabè connaitra une baisse selon la FORGE Afrique

 

Les acteurs de la Formation, Orientation et Recherche pour la Gouvernance Economique (FORGE Afrique) ont dévoilé ce vendredi 24 avril 2020 à Ouagadougou les résultats d’une étude qu’ils ont réalisé. L’objectif de cette recherche a été d’analyser l’impact de la propagation du Covid-19 sur l’économie du Burkina Faso. Ce centre de recherche a fait savoir que l’économie burkinabè connaitra une baisse de son activité économique engendrée par une baisse des recettes publiques (la perte de la richesse nationale ira  de 345 milliard à 645 milliards de francs CFA).

Les résultats de la recherche menée par le centre FORGE Afrique indiquent des impacts importants non seulement sur le plan macroéconomique et sectoriel mais aussi sur le bien-être des agents. En effet, la croissance économique du Burkina Faso pourrait passer de 5,7% en 2019 à une fourchette comprise entre +1,38% et -1,75% en 2020. Selon les résultats de FORGE Afrique, la baisse de l’activité économique engendrera une baisse des recettes publiques, ce qui pourrait conduire à un déficit public plus important atteignant -4,53% du PIB dans le scénario optimiste, et -6,12% du PIB dans le scénario pessimiste contre un déficit prévisionnel d’environ 3% du PIB. « Le grand risque qu’on a c’est qu’il y a la crise alimentaire qui s’achemine au Burkina Faso, la hausse du chômage et la baisse des revenus », soutient Dr Somlanare R. Kinda, un enseignant chercheur à l’Université Ouaga2.

Au niveau macroéconomique, la crise du covid-19 pourrait se traduire par une baisse importante du taux de croissance de 1,38% dans le scénario optimiste contre une croissance prévisionnelle de 6,5%, une récession économique avec un taux de 1,75% dans le scénario pessimiste. « Une telle évolution représente une perte de la richesse national allant de 345 milliards à 645 milliards de francs FCFA », dit Dr Mohamed Ouedraogo.

Au plan sectoriel, les résultats indiquent que les secteurs industriels et des services pourraient être les plus affectés et s’en suivra le secteur agricole

Afin de faire face à cette crise, les acteurs ont proposé de mener une réflexion sur une stratégie globale, structurante et endogène de relance économique qui se fondera sur les capacités internes du pays et sur les besoins effectifs et réels des agents

A en croire, Dr  Idrissa Mohamed Ouédraogo, après les conséquences sanitaires, un désastre socio-économique pourrait s’en suivre si les autorités n’adoptent à temps les mesures adéquates pour redresser l’économie nationale. Dans sa communication, Dr Ouédraogo a rassuré qu’en menant cette recherche, les acteurs cherchent, non pas à alarmer, mais à atterrir l’attention sur le fait que le phénomène qui affecte le monde actuellement est assez grave de conséquences

 

 

Assata SINARE

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