Conflit entre agriculteurs et éleveurs : Il faut soigner le mal à la racine !

La région de l’Est du Burkina, objet d’attaques terroristes, est exposée aux conflits entre agriculteurs et éleveurs. Pourquoi les couloirs de transhumance sont-ils occupés par des agriculteurs ? Cela rime-t-il à quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Telles sont les questions qui titillent plus d’un. Il est vraiment temps que les acteurs du développement local et singulièrement les autorités coutumières et les autorités en charge de l’agriculture et de l’élevage jouent franc jeu dans la résolution de cette situation délicate et répétitive. C’est la même rengaine. Le mal est profond et il faut le soigner à la racine.
A l’orée de la célébration de la fête de Tabaski 2018 et la fermeture du plus grand marché à bétail de l’Est ne fait pas bon ménage. Cela n’est pas agréable à entendre. Combien de millions partiront en fumée si ce marché n’est pas ouvert en cette période des préparatifs de l’Aïd El Ad’ha ? Le manque à gagner, en terme de recettes pour nos collectivités territoriales, sera énorme et incalculable. Il faut arrêter cette ʺhémorragie fiscaleʺ. Chères bonnes gens ayez un peu de jugeote dans vos agissements.
Cette guéguerre entre nos vaillants agriculteurs et éleveurs est hideuse et répugnante. Occuper les pistes à bétail en empêchant les éleveurs d’accéder aux marchés est un spectacle odieux. Ici, ce qui importe, ce n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort mais comment s’y prendre pour dépasser les égos démesurés des protagonistes pour une cohésion sociale et entente durable afin que chaque entité vaque paisiblement à ses occupations quotidiennes. Puisse l’intelligence l’emporter sur toute forme de revendication égoïste et mesquine. Nos autorités administrative et locale doivent agir avec sagesse car l’heure est grave dans cette partie de notre cher Faso qui ploie sous l’hydre terroriste et l’atmosphère tendue des agriculteurs-éleveurs.
Avec les acquis de la décentralisation, les conflits entre agriculteurs et éleveurs doivent être relégués aux oubliettes et faire place aux questions de développement. L’esprit du développement et de l’intérêt général doit l’emporter sur les considérations partisanes et de bas étages.
Rédaction

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