Ouagadougou : le barrage N°2 menacé de disparition par la « la jacinthe d’eau »

Une espèce de plante appelée jacinthe d’eau ravage le barrage numéro 2 de Ouagadougou. Cette plante aquatique envahit le barrage et porte atteinte à toutes les activités du barrage. Pêcheurs et jardiniers sont dans une inquiétude sans précédent. Le Magazine Cité Elégance s’est penché sur la question pour interpeler les autorités communales sur l’ampleur de la situation qui prévaut sur le barrage.

 

Le barrage N°2 réalisé pour l’approvisionnement en eau de la ville de Ouagadougou constitue l’un des poumons écologiques de la capitale burkinabè. Malheureusement, depuis quelques années, le barrage N°2 communément appelé « barrage de Tanghin », est sérieusement menacé par une plante aquatique.

Les activités aux bords du barrage N°2 de Ouagadougou sont multiples et diversifiées. Ces activités occupent plus d’un et génèrent des revenus qui participent au développement de la ville. Le barrage constitue un important pôle économique de la ville mais aujourd’hui il est menacé de disparition par une mauvaise plante aquatique qui étouffe le barrage.

Cette plante, « la Jacinthe d’eau » est une espèce de plante aquatique envahissante à bulbe et aux feuilles allongées qui a la capacité de coloniser rapidement une zone et de se propager très loin des plants parents, tout en laissant la possibilité à d’autres espèces de cohabiter. Les causes de la prolifération de ces plantes sont liées à une dégradation de la qualité de l’eau (présence d’éléments nutritifs en grande quantité). Le développement des plantes envahissantes à un impact sur les activités humaines, les nuisances écologiques et la dégradation de la qualité du milieu.

Il existe cependant plusieurs méthodes de destruction de ces plantes invasives. La méthode manuelle qui consiste à l’arrachage des plantes sans recours à des engins moteurs, principale  et seul recours initié par l’Association des Pêcheurs de Tanghin ; la méthode mécanique, la méthode physique, la méthode chimique et la méthode biologique.

Au Burkina Faso, il n’existe pas un dispositif formel de lutte contre la prolifération des plantes envahissantes. La problématique des plantes envahissantes doit être abordée sérieusement et sereinement par la municipalité au regard de ses implications environnementales et économiques. Le spectacle est effrayant au vue de l’ampleur du phénomène qui menace la biodiversité végétale. Il est vrai qu’il y a des actions  entreprises sur ce sujet par la commune et les services de l’environnement mais il serait temps d’agir au regard de l’urgence.

 

Ismaël KIEKIETA 

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