🛑 Burkina/Utilisation frauduleuse des bouteilles de Gaz: La CNLF échange avec la Fédération Nationale des taximanes et des travailleurs du secteur des transports du Burkina

La Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) a initiĂ© dans la matinĂ©e de ce mardi 25 juin 2024 Ă  Ouagadougou, une rencontre d’Ă©change avec la fĂ©dĂ©ration nationale des taximanes et des travailleurs du secteur des transports du Burkina sur l’utilisation frauduleuse des bouteilles de gaz butane de 1 Ă  12 kg. Il a Ă©tĂ© particulièrement question de sensibilisation, de communication et d’Ă©change d’expĂ©rience entre les parties prenantes.

Attirer l’attention sur l’utilisation frauduleuse des bouteilles de gaz butane subventionnĂ©es par l’Etat pour les mĂ©nages. Voici ici dĂ©crit toute la quintessence de la rencontre entre la coordination nationale de lutte contre la Fraude et la fĂ©dĂ©ration nationale des taximanes et des travailleurs du secteur des transports du Burkina.
En effet, selon l’article 3 de l’arrĂŞtĂ© conjoint n°2924-003/MDICAPME/MEFP,portant Ă©numĂ©ration des Ă©lĂ©ments de la structure de prix du gaz butane et fixation de ses prix, la vente du gaz contenu dans des bouteilles de 1 Ă  12,5 kg, subventionnĂ© par l’Etat, exclusivement rĂ©servĂ©e Ă  l’utilisation domestique des mĂ©nages qui rĂ©sident sur le territoire national.

Pour le Coordonnateur National de lutte contre la Fraude, Yves Kafando, la rencontre avec la fĂ©dĂ©ration nationale des taximanes et des travailleurs du secteur des transports du Burkina, est une rencontre d’Ă©change, de partage sur l’utilisation du gaz butane, un produit subventionnĂ© par l’Etat et exclusivement rĂ©servĂ© pour les mĂ©nages sur le territoire national. Pour lui, il Ă©tait important d’avoir cette rencontre pour Ă©changer et sensibiliser les principaux acteurs.

 « Certains acteurs utilisent les bouteilles de gaz butane de 1 Ă  12,5kg Ă  des fins lucratifs et commerciaux dans le secteur du transport, dans le milieu industriel et dans l’agriculture. Cette disposition de l’article 3, nous interpellent Ă  deux titres: ce produit ne peut ĂŞtre utilisĂ© Ă  but lucratif et commercial et ce produit est destinĂ© uniquement aux mĂ©nages du territoire national. Il y a des particuliers qui exportent les bouteilles de gaz butane hors du territoire national Ă  des fins commerciales. Nous avons jugĂ© opportun de discuter avec les taximanes et les transporteurs pour que les bouteilles de gaz de 1 Ă  12 kg soient utilisĂ©es uniquement dans les mĂ©nages sur le territoire national. Nous ne souhaitons pas agir sur le terrain Ă  titre rĂ©pressif. C’est pourquoi cette rencontre s’explique. Nous pensons que le message a Ă©tĂ© bien apprĂ©ciĂ© par la dĂ©lĂ©gation et l’information sera livrĂ©e aux diffĂ©rents membres dans les diffĂ©rentes cellules. Nous sommes Ă  pied d’Ĺ“uvre dans la sensibilisation parce que ce ne sont pas les taximanes seul qui utilisent les bouteilles de gaz butane Ă  des buts lucratifs. Lorsque le produit est subventionnĂ©, il doit ĂŞtre utilisĂ© pour ceux pourquoi il est subventionnĂ© », a confiĂ© le coordonnateur national de lutte contre la Fraude, Yves Kafando.

A entendre, le PrĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration nationale des taximanes et des travailleurs du secteur des transports du Burkina, Oumarou Kiema, la dĂ©marche de la CNLF est Ă  saluer. Il ajoute que c’est blĂ© genre de dĂ©marche qui manquait dans les procĂ©dures. A lui d’ajouter que souvent lorsqu’il y a des problèmes, l’Etat ne fait pas preuve de courtoisie.

« Aujourd’hui l’Etat a fait preuve de courtoisie en nous invitant sur la table des Ă©changes. Nous avons bien Ă©coutĂ© et nous avons bien apprĂ©ciĂ© la dĂ©marche. Nous allons passer le message Ă  nos collaborateurs. Il a Ă©tĂ© dit qu’il y a des bouteilles de gaz butane qui sont subventionnĂ©es par l’Etat et qui ne peuvent pas ĂŞtre utilisĂ©es pour du commerce. C’est la loi et elle est censĂ©e protĂ©ger tout le monde. A Ouagadougou, nous avons 45 cellules et nous allons les convoquer pour donner l’information sur l’utilisation frauduleuse des bouteilles de gaz butane», a soutenu le prĂ©sident, Oumarou Kiema.
Du reste, la CNLF est dans une phase de sensibilisation et compte sur la compréhension des différents acteurs pour ne pas entrer dans la répression.

Ismaël Kiekieta ✍🏼

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