Burkina Faso : vente des terres agricoles, un phénomène à suivre de près

Au Burkina Faso,les populations  s’adonnent depuis un certain temps à la vente illicite des terres agricoles, toutes choses qui menacent la stabilité de la société et le bon équilibre de la société paysanne. Au regard de cette situation critique qui interpelle plus d’un, le magazine Cité Élégance a bien voulu mettre à nue la problématique de la vente des terres agricoles et sonner l’alerte sur l’urgence de régler la question des ventes des terres cultivables. Les autorités en charge de la question de l’environnement sont invitées à prendre  des décisions idoines pour mettre fin à ces pratiques.

Le pays des hommes intègres fait face à un nouveau phénomène. Des propriétaires terriens ont pris l’habitude de vendre leurs terrains cultivables à des bailleurs de fond et des promoteurs immobiliers. Cette pratique qui menace la quiétude de la société vient à alourdir la gestion du foncier au Burkina Faso. Pour certains, cette pratique est la porte de sortie de la misère et le début d’une vie meilleure qui s’avère très courtes.

Les terres qui ont été laissées par les grands-pères,  sont vendues scrupuleusement par les enfants  à des fins souvent désastreuses. Les propriétaires terriens s’ils ne vendent pas les terres aux promoteurs immobiliers, les parcellent et les revendent à des particuliers.

La terre et la politique des promoteurs immobiliers  se sont avérées être un cocktail explosif au cours des dix dernières années au Burkina. Il faut noter que depuis la suspension des opérations de lotissements, les habitations spontanées et les titres fonciers ont vues leur nombre s’accroitre au Burkina Faso. En donnant la possibilité au promoteur immobilier de payer des terrains et de les lotir, le gouvernement a sonné la course à l’achat des terrains agricoles. Les autorités ont mis fin aux lotissements mais n’ont pas prévu des solutions alternatives pour recadrer la question du foncier et la question du logement descend.

Il conviendra pour les autorités gouvernementales de recadrer les promoteurs immobiliers et à les encourager  dans la construction en hauteur. Il faut inviter les propriétaires terriens à être plus réticent dans la vente des terres agricoles parce que l’avenir de tout un pays y dépend. Si le Burkina Faso perd ses terres agricoles, son héritage cela pourrait être grave et dangereux pour les burkinabè. Si les autorités n’interviennent pas, les terres cultivables seront de plus rares du fait de la croissance de la population et de la vente des terres.

Ismaël KIEKIETA

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