Mémoire : Historique de la ville de Ouagadougou, politique et urbanisation

La capitale burkinabè a connu un développement  continu et s’est progressivement étendue sur une grande superficie à tel point qu’elle a atteint les limites géographiques de ses communes limitrophes. Des politiques urbaines ont été mise en place pour assurer le développement et relever les défis liées à l’expansion de la ville. Le Magazine Cité Élégance, par devoir de mémoire, a jugé utile de rappeler l’histoire de la ville de Ouagadougou à travers sa politique et son urbanisation.

Les facteurs géographiques, économiques, historiques et politiques sont déterminants pour le développement des villes. Au Burkina Faso, les deux principales villes qui se développèrent pendant la période coloniale répondent  à ses critères : Bobo-Dioulasso à cause de son site et de son économie, et Ouagadougou pour des raisons politiques et administratives.  A la création de la colonie de Haute-Volta en 1919, l’administration avait déjà fixé le chef-lieu à Ouagadougou. Mais Bobo se positionna en rivale économique de Ouagadougou. Entre 1932 et 1947 correspondants respectivement à la date de suppression de la colonie et à celle de sa reconstitution. Bobo-Dioulasso supplanta Ouagadougou.

A partir du 27 février 1954, la commune de Ouagadougou devient une commune mixte et accède au rang de commune de 3e degré. La réorganisation administrative qui marque la renaissance du territoire fut l’élément moteur de l’évolution du réseau urbain. Le système administratif  caractérisé par une très forte centralisation favorisa l’essor de Ouagadougou qui devint le plus important centre de décision du territoire. En novembre 1955, Ouagadougou franchit le Rubicon en accédant à la qualité de commune de plein exercice. Désormais, non seulement les conseillers étaient élus au suffrage universel, mais le maire était élu en leur sein et par eux. C’est dans  ce cadre que le 18 novembre 1956 fut élu le premier maire de Ouagadougou, M. Joseph Ouédraogo.

Il faut retenir que Ouagadougou était composé de 5 arrondissements. Il s’agissait de :

-l’arrondissement de Nongr-maasom qui est situé au Nord-est du Kadiogo et couvre une superficie de 52,20 km2. Il abrite la plus grande zone industrielle du Kadiogo.

-l’arrondissement de Baskuy qui est fonctionnel depuis le 1er décembre 1988 et il doit son nom de la rivière de Baskuy ou barrage n°1.

-l’arrondissement de Sig-noghin qui regroupe Bassinko, Yagma, Kamboinssin, Bissinghin, Silmiougou et Dar-Salam.

-l’arrondissement de Boulmiougou qui tient son nom du barrage et situé à la périphérie ouest et sud du Kadiogo. Il regroupe les villages de Boassa, Sandogo, Zagtouli et Zongo.

-l’arrondissement de Bogodogo ou la cité de l’avenir qui a ouvert ses portes en 1988 avec M. Raogo Mathieu Naré comme maire. Il regroupe Paiemtenga, Dassasgho, Wemtinga, Sin yiri et Dagnoen.

C’est dans ce rythme politique que Ouagadougou a su jeter les bases d’un développement solide qui répond aux normes modernes, même s’il faut noter quelques défaillances à certains niveaux.

 

Ismael KIEKIETA (source : « Si Ouagadougou m’était conté », Rubrique hebdomadaire du quotidien 1992-1995)

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