Burkina/conférence des ministres culturels du G5 Sahel : la culture participe aux efforts de lutte contre le terrorisme

Après trois jours de réflexion, les ministres en charge de la culture des pays du G5 Sahel ont mis fin à leur conférence le vendredi 17 janvier 2020 à Ouagadougou. Des conclusions de leurs travaux, il est ressorti un ensemble de stratégies et d’actions opératoires dans le but de lutter contre l’extrémisme violent et du terrorisme en particulier.

Comme prévu  à la cérémonie d’ouverture, ces trois jours de réflexion ont abouti à la Déclaration de Ouagadougou adossée à un ensemble d’objectifs stratégiques, en vue de la prise en compte du secteur de la culture dans la résilience et la lutte contre l’extrémisme violent. Le contenu de cette déclaration a été dévoilé aux participants.

Les différents ministres en charge de la culture du G5 Sahel invitent la communauté internationale, la commission de l’Union Africaine, la CEDEAO, l’UEMOA, la CEMAC et tous les Etats membres du G5 Sahel à approuver cette Déclaration de Ouagadougou et à prendre les dispositions requises pour sa mise en œuvre réussie.

Pour ce faire, le premier ministre du Burkina Faso, Christoph Dabiré a promis transférer cette déclaration auprès du Président du Faso afin que des décisions fortes soient prises pour accompagner les hommes de culture afin que la culture participe aux efforts de lutte contre le terrorisme dans leur différents pays.

Il est important de noter qu’au cours de cette cérémonie, le ministre de la culture du Burkina Faso et celui du Sénégal ont signé un accord de coopération culturelle.

Des préoccupations face à la crise sécuritaire ont été soulevées par les différentes autorités coutumières et traditionnelles ainsi que les écrivains et artistes.

L’implication des autorités coutumières et traditionnelles aux différents niveaux de réflexion et de décision est un appel que lance l’émir du Liptako aux autorités des pays du sahel.

Selon le dramaturge Etienne Minoungou, il est nécessaire de faire un programme d’urgence culturel en inventant dans le domaine de la culture, des bibliothèques, des espace de loisir, etc. « Il faut accompagner les créateurs car c’est eux qui peuvent redonner du sens, de la valeur, de la beauté dans l’esprit et le cœur de ceux  qui sont radicalisés  et affligés par la terreur », propose-t-il.

Au nom du président du Faso, le ministre de la culture burkinabè, Abdoul Karim Sango a fait savoir que le combat qu’ils mènent ensemble dans l’espace G5 Sahel, est un combat noble contre les forces obscurantistes. Selon lui, des conclusions de ces  travaux, il ressort un ensemble de stratégie et d’actions opératoires qui leur permettront assurément d’avancer dans la conduite de la feuille de route proposée.

                                                            ASSATA SINARE

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